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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Pont à Marcq


Pont-à-Marcq (jadis Marcq-en-Pévèle) est une commune d'environ 2900 habitants qui fait partie de la communauté de communes Pévèle Carembault. Superficie de 2,22 km2. Altitude entre 29 et 42 mètres.

C’était jadis, avec Chéreng et Bouvines, le passage de la Marque, et le plus important. Chef-lieu de canton qui s’est appelé primitivement Pont de Marque, puis Marque en Pévèle, et depuis 1802, Pont-à-Marcq afin de ne pas le confondre avec Marcq-en-Baroeul. Le territoire s’étale de part et d’autre de la rivière franchie par le pont qui porte la route de Lille à Paris par Douai, rejointe par la route d’Orchies à Seclin.

C’est un alleu, terre de libre et pleine propriété, donné par Saswalon à l’abbaye de Phalempin en 1039. Donation confirmée en 1108 par l’évêque de Tournai, Baudric, et en 1110 par le pape Pascal II. Une seigneurie se serait formée à côté de ce bien, dont la nature et la contenance sont inconnues.
Au XVIe siècle, ses possesseurs se qualifient de seigneurs de Marque. Ils ont un château, totalement disparu, et on trouve un Jean de le Planque, baron de Gavelle, seigneur d’Antreulles, etc. Il est mort en 1554 et, comme son père qui porte le même nom décédé en 1514, reposaient dans l’église. Une des descendantes, Charlotte Allegambe, dame d’Antreulles et de Marque en Pévèle, épouse Don Alonzo Ladron de Quevara, colonel espagnol mort en 1638. Leur fils, Don Juan, meurt au siège de La Bassée en 1647, étant demeuré célibataire. En 1694, Marque appartient à Barthélémy François Hangouart, baron et seigneur d’Avelin. (cf. Antreuilles à Avelin). Un fief situé à Marque, appelé Buffin, portait un moulin à wedde (en français guède, pastel qui donne une couleur bleue). Le traitement de cette plante tinctoriale peut laisser supposer une petite industrie textile sur place. Un autre fief, la Marquette, dépend du châtelain de Lille. Situé sur la route allant de Lille à Douai, traversé par la rivière, il consiste en une place plantée de saules où se célèbre la ducasse paroissiale.Ce n’est plus qu’un vestige situé de part et d’autre de la Marque, sur le côté droit de la route en venant de Lille.
En temps de paix, c’est un village prospère grâce au passage très fréquenté de voyageurs et de marchandises. Il y a de nombreux cabarets, des hôtelleries, un relais de Poste.

Le Relais de Poste : les chroniques rappellent les nombreux cabarets et auberges qui faisaient la renommée de Marque en Pévèle jadis. Il reste quelques maisons qui furent les lieux de rencontre de tous ces voyageurs, dont une, superbe, datée de 1706 en bordure de la route nationale, à hauteur de la place, de style lillois. On y remarque les S couchés et opposés au-dessus des baies, les moulurations et les proportions qui sont celles de maisons de Lille, mais du XVIIe siècle.
Louvois va créer en ce lieu un relais de Poste qui aura une certaine importance. Il a été bâti sur la rive gauche de la Marque, et affermé en 1672 par Jean-Baptiste Maurois. Celui-ci avait 5 postillons sous ses ordres et il régnait une grande agitation lors de l’arrivée de la malle-poste. Il décède en 1712. En 1744, Jeanne Maurois épouse François-Marie Bulteau, natif de Mouchin (cf. Bercu). En 1775 est construit le bâtiment qui a été malheureusement très défiguré il y a quelques années, ce qui a valu les protestations de Michel Marcq dans la Voix du Nord. Dans son état d’origine, dont il reste une partie, la façade se décomposait, en allant de gauche à droite, d’une suite de petites baies d’aération d’écuries ou autre, d’une grande porte cochère en plein cintre, de 11 fenêtres au linteau cintré. Des ancrages scandent cette longue façade et au milieu se lit encore la date de 1 7 7 5 en fer forgé. Le toit est en brisis peu accentué et se ponctuait de lucarnes à la capucine.

L’église a été donnée à l’abbaye de Saint-Quentin en L’Isle (St-Quentin) au XIe siècle. Tout comme le village, elle a souffert des nombreux passages de troupes en guerre. Elle est, notamment, brûlée en 1480 par les troupes de Louis XI, puis au cours de la Guerre de Trente Ans. En 1603 elle apparaît sur la vue générale effectuée pour les Albums de Croÿ. Elle est vendue et démolie lors de la Révolution et sa reconstruction effective ne survient qu’en 1841 (cf. documents annexes).

Les industries : Le XIXe siècle amène quelques petites industries en brasseries, textile et tannerie qui profitent des eaux de la Marque déjà polluée depuis sa source !
Le chemin de fer dessert Pont-à-Marcq par une ligne Templeuve – Don-Sainghin et une autre jusque Pont-de-la-Deûle. Elles seront supprimées au milieu du XXe siècle.
La firme Agfa s’installe à Pont-à-Marcq en 1935. Elle fabrique des papiers et des films photographiques. Elle s’associe avec Gevaert en 1965 et devient un centre très important pour les papiers techniques et la photocomposition.
La célèbre cheminée-château d’eau, en béton, élevée en 1936 a été abattue en 2011.

Plusieurs monuments commémorent des moments forts vécus durant les guerres du XXe siècle (cf. documents annexes).
De belles maisons, des souvenirs divers, sont intéressants, même si le moulin à vent a disparu.

Le Meeting des routes pavées : Pont-à-Marcq a connu une manifestation sportive d’envergure entre les deux guerres. Le départ et l’arrivée se faisait à Pont-à-Marcq, le circuit passant par Cappelle et Bersée. Très prisée, cette course de bolides a débuté en 1921 avec le concours du journal L’Auto, se complétant rapidement par des coureurs à motos. Cette manifestation a eu le soutien de l’Automobile-Club du Nord et du Moto-Club du Nord. Le virage de Pont-à-Marque a eu sa célébrité et sa dangerosité, tout comme la boue, les embuches causées par les mares et les fossés. Le coureur Michel Doré a illustré certains de ces circuits dont le dernier a été couru le 14 septembre 1930.

Le collège porte le nom d’un enfant du lieu, Philippe-Laurent Roland, né en 1746, mort à Paris en 1816 après une glorieuse carrière de sculpteur.


La description donnée par le visiteur des paroisses à la fin du XVIIe siècle :
Pont-à-Marque ou Marque-en-Pévèle pour le distinguer du Pont-à-Marque-en Baroeulle les Lille. Le baron d’Avelin en est seigneur. Le patron de la cure est monsieur l’abbé de Saint-Quentin Dyle en France, à Saint-Quentin en Picardie. Le pasteur recueille toutes les dismes qui luy ont été cédé par ledit patron pour le bâtiment de son presbytère qu’il a bâtie en 1690 et pour décharger la rente qu’il a dû créer pour ledit bâtiment.
L’église n’a rien de considérable. Elle a pour patron saint Pierre. Sa dédicace est célébrée le jour de saint Michel.
Le Pont à Marque est le grand passage de Lille à Douay avec de grands cabarets. Il y a un château nommé Fossardrie sur la droite du chemin de Lille à Douay, apertenant au seigneur de même nom. On le nomme à présent, sçavoir en 1718, château de la Mousserie.

(nota : L’église n’a jamais été dédiée à saint Pierre. Ce saint a été noté postérieurement sur le texte original. Quant au château de la Mousserie, il est plutôt à Mérignies).
Publié par Alexandre PASTURE et François JACQUES - Une description des paroisses du diocèse de Tournai – 1690-1728 – Bruxelles 1968.
La description donnée par l’ingénieur du roi Claude Masse vers 1725 :
Situé sur le penchant d’un très doux cotteau où passe la petite rivière de la Marque ; on la traverse sur un pont en pierre, c’est pourquoy on apelle ce village pont à Marque. Il est remarquable par plusieurs cabarets où s’arrestent ordinairement les voyageurs qui sont toujours en grand nombre qui vont de Lille à Douay et à Valenciennes en passant par Orchies, qui est la route ordinaire des dilligences, carabats ou carosses de voiture qui vont trois fois la semaine d’une ville à l’autre, surtout l’été. Le village appartient à M. le Comte d’Avelin. L’église est petite. L’on compte dans sa paroisse 56 feux.
… la route la plus fréquentée de Lille à Valenciennes est de suivre le chemin de Lille à Douay jusqu’au pont à Marque et au bout du village, on tourne tout court à gauche jusqu’au village de Capelle que l’on traverse ; de là à Orchies…
Chemin de Douay à Lille – Sortant par la porte Morelle, conduit à Lille. Il est un peu sinueux mais bon et pavé anciennement. Il passe au pont de Râches… Le chemin est fort sinueux mais tout pavé, large, bordé de fossez à droit et à gauche et garny d’arbres jusque proche le village de Marque en Pevelle où l’on traverse la petite rivière de la Marque sur un pont en pierre où il y a une arche et pont de garde-corps ; il estoit gardé dans la dernière guerre par une redoute de terre. De ce village, le chemin passe au village d’Antreulles où il y a un petit fond et des prairies, et puis dans des terres hautes jusqu’au village d’Entières où il ne se trouve que quelques arbres, il est toujours bordé de fossez et pavé.

Frédéric VIENNE – L’ingénieur du Roy visite la Pévèle – Claude Masse 1724-1727 – pages 7 à 51 – Pays de Pévèle n° 34 – 1993


 

Site de la commune : www.ville-pontamarcq.fr


Patrimoine et Actualité de Pont à Marcq

 

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Liste des ouvrages parus sur Pont-à-Marcq
 

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