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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Bouvignies


Bouvignies compte environ 1520 habitants sur un territoire de 8,7 Km2, dont 150 ha de bois, à une altitude de 16 à 30 m.
La commune fait partie de la Communauté de Communes Espace en Pévèle.
Il y a une commune près d’Ath, en Belgique qui a exactement le même nom. Il ne faut pas négliger une autre cité du Pas-de-Calais s’appelant Bouvigny-Boyeffes, près de Bully-les-Mines. Et enfin, en Belgique encore, existe la commune de Bouvignes-sur-Meuse qui peut amener des confusions à la fois pour notre village pévélois et pour Bouvines.

Le passé de Bouvignies est riche et remonte très loin. Il y a des traces de passages de chasseurs et de cueilleurs dès la fin de la préhistoire (vers 10 000 avant JC) et plus abondants au néolithique (environ 4000 à 2000 avant JC). Lors de l’occupation romaine, s’élèvent en ce lieu plusieurs villas qui sont aussi parfois des fermes. Il y a aussi deux ateliers de tuiliers dont l’un estampille sa production (cf. annexe).
Il a été trouvé des médailles en argent à l’effigie de l’empereur usurpateur Posthume (Postumus, ayant créé l’Empire des Gaules en 258, mort en 267). On trouve successivement écrit le nom du village sous sa forme latine en Boviniacum, Bovingeias, Bovenniae, Bovingeice pour parvenir à Bovegnies au XIIIe siècle.*
Bernard Delmaire, qui a étudié les origines de l’abbaye de Marchiennes, pense que Bouvignies a été une dépendance de cette ville où Rictrude a fondé une abbaye au VIIe siècle. Celle-ci a possédé des terres et recevait leurs dîmes sur ce territoire mais ne nomme à la cure qu’au XIIIe siècle. La première mention du lieu est de 1104. Il a aussi noté que l’autel de Bouvignies est associé à celui de Marchiennes en 1141 mais pas avant. Il en déduit que Bouvignies a peut-être été érigé en paroisse autonome entre 1184 et 1240. Cela n’exclut pas un lieu de culte dont le patronyme est Saint-Maurice, rare en nos régions. Le diocèse de Tournai n’avait que l’église de Lille sous ce nom. Et le culte à ce soldat romain est très ancien. [*il y a une parenté avec le nom de Bouvines et qui est reliée à la présence des bovins de la villa de Cysoing.]
Au XIIe siècle Bouvignies appartient à la puissante famille de Landas et fait partie de la châtellenie d’Orchies, autorisée à bénéficier de l’usage du marais des Six-Villes octroyé par la comtesse Marguerite de Dampierre, dame de Pévèle.
En 1313, Philippe le Bel réunit Landas et Bouvignies pour former un fief tenu du château de Douai.
A la fin du XIVe siècle les deux communes reprennent leur indépendance et Bouvignies devient l’apanage de la maison d’Ollehain pour passer à la fin du XVIe siècle aux non moins puissants Nédonchel. Le seigneur obtient en septembre 1723 le titre de marquis.

Le village est dominé par deux monuments, l’église et le château, lesquels se voient sur les deux gouaches des Albums de Croÿ en 1603. Mais il y a une motte importante dans les bois jouxtant Marchiennes, et un château plus récent, appelé les Frenelles, situé dans les marais.

Eglise Saint-Maurice
Il reste des parties très anciennes qui dateraient peut-être du VIe siècle mais le bâtiment a été reconstruit au début du XVIIIe siècle.
Sur le toit, au-dessus du chœur, existe un petit campanile qui abritait le dindin, petite cloche annonçant par tintements le moment de la consécration. Le mécanisme permettant la sonnerie saccadée est encore dans la charpente, en bois et fer forgé, avec une marque sur le contrepoids attaché au bras de levier. C’est une pièce rare.
Un beau mobilier a enrichi cette église qui a, sur le côté gauche du chœur, l’oratoire du seigneur, et en symétrie, à droite, la sacristie. Dans le chœur de droite a été placée la superbe pierre tombale de Georges de Nédonchel, mort en 1601. (cf.annexe pour davantage de détails).

Le château des Nédonchel fut énorme mais il a disparu lors de la Révolution qui n’a laissé sur place qu’un immense mur d’enceinte qui cernait la basse-cour, avec un pigeonnier dans un des angles, une porte et quelques communs. Du château lui-même il ne reste rien.
Le colombier a reçu plusieurs affectations avant de devenir le musée de la colombophilie. Restauré, il a connu trois toitures différentes. Sur les murs d’enceinte se lisent les traces des bâtiments disparus, dont des écuries, grange, logis, etc. (cf. annexe pour davantage de détails).

Le château des Frenelles
Situé en bordure de la forêt de Marchiennes et du bois de Bouvignies, il se trouve dans un lieu marécageux, parcouru de canaux, proche du Faux-Vivier de Marchiennes.
De 1559 à 1792 c’est une maison de plaisance et une ferme appartenant aux seigneurs puis, en 1792, l’ensemble est vendu et acheté par divers propriétaires dont les Thouret.
En 1846, Nicole-Louise Thouret lègue à son neveu et à son épouse la propriété. Il s’agit de Vincent Antony, dit Antony-Thouret, homme politique ayant eu une forte influence et une belle carrière. Il fait démolir les bâtiments existants et fait élever ce qui existe encore, une grande maison bourgeoise, dite le château, et une cense ayant la forme d’un H en plan. Le bâtiment qui forme la traverse, qui semble utiliser des éléments conservés des précédents édifices, est surmonté d’un petit clocher (1852-1858). Le château, tout blanc, est typique de l’architecture de l’époque Restauration plus que du Second-Empire. La ferme, en brique, est à un étage, de belle allure. (cf. annexe pour davantage de détails)

Bouvignies a été le siège de plusieurs manufactures de chaussures à la fin du XIXe siècle.
On y fabriquait des pantoufles, des charentaises ou des chaussures de dames. C’est la maison Falempe qui débute cette ère. Son patron habite le château des Frenelles. Après les dures années de la grande guerre, le travail reprend mais cesse en 1924. En 1929 la firme est reprise sous le nom de la Bouvignienne mais doit cesser sa production en 1937. La maison Lefebvre-Dor assure la succession, se spécialise dans les pantoufles, et cesse toute activité en 1950.
Une autre firme, appelée la Nordiste, se crée en 1924 et a comme spécialité les espadrilles. Après avoir traversé la seconde guerre mondiale, elle ferme en 1955. Mais elle est reprise dans les mêmes locaux par Innova fin 1959, créant des chaussures à talons, des bottes et autres chaussures de dames. Elle ferme fin 1964. Europe Shoe ouvre en 1967 mais ne passe pas l’année 1972, mettant un terme à cette fabrication qui a fait la renommée de Bouvignies pendant presque un siècle.
En 1934, Edmond Lamarche, représentant en chaussures (il a travaillé quelque temps à la Bouvignienne), monte un atelier de confection de charentaises. Le personnel est composé d’une dizaine d’employés, ainsi que d’ouvriers à domicile chargés de produire l’empeigne des tiges. Fort de son expérience de commercial, il démarche les acheteurs potentiels après sa journée de travail.
Peu de temps après, il change de production, et démarre la fabrication de chaussures, bottes et bottines.
En mai 1940, lors de l’évacuation, les locaux sont pillés mais, dès son retour, Edmond Lamarche reconstitue peu à peu le matériel, permettant de redémarrer progressivement la fabrication. Après la guerre l’usine compte jusqu’à 35 ouvriers et 5 représentants.
Edmond Lamarche est très attaché à son personnel et, lorsque les retraites complémentaires sont mises en place, il cotise aussitôt au plafond autorisé.
Vers 1959-1960, des machines modernes sont achetées, permettant d’augmenter la production. C’est un modèle à deux têtes, le modèle utilisé jusqu’alors étant à une tête.
En 1968 l’entreprise n’est plus rentable et cesse son activité.

 

Patrimoine et Actualité de Bouvignies

 

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