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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Ere


Ere a été rattaché à la ville de Tournai en 1977 quand a eu lieu une importante opération de fusion de communes en Belgique.
L’ancienne commune d’Ere occupe une superficie de 655 hectares et compte aujourd’hui 730 habitants.
Le rieu de Barges, né à Bachy, traverse Ere avant d’aller se jeter dans l’Escaut à Tournai. Une coutume disait que pour être vraiment d’Ere il fallait au moins être tombé une fois dans le rieu…

Histoire
Pour certains, le nom proviendrait du terme italo-celtique « Ara », eau courante (comme Yser, Isère) et signifierait donc « village de l’eau courante », allusion au rieu de Barges sans doute. D’autres voient dans le nom le germanique « Hare », terre aride, dure, sèche (comme Haren, Heer) ; ou encore le celtique « Era », lieu inculte. La fertilité du sol venant contredire ces deux hypothèses.
Le lieu fut vraisemblablement déjà habité à l’époque romaine : présence de tuiles ou briques romaines dans le mur de l’église, découverte d’un site gallo-romain non loin à Haudion, proximité de Tournai et de chaussées romaines.
La première mention écrite connue date de 1103 (« Era ») dans une charte de l’abbaye Saint-Martin de Tournai. Au cours des 12e et 13e siècles, le village avait des seigneurs qui portaient son nom. Aux « d’Ere » ont ensuite succédé diverses familles seigneuriales ; la dernière, jusqu’aux alentours de 1800, étant les « de Thiennes », comte de Rumbeke et baron d’Ere. Ere était en effet siège d’une baronnie depuis 1630.
La proximité de l’Escaut et de Tournai - ville ayant subi une quinzaine de sièges au cours de son histoire - a régulièrement valu la présence désastreuse de troupes armées sur le sol érois.

Eglise Saint-Amand
Entourée de son cimetière au sommet d’un tertre, c’est un beau sanctuaire en moellons, de style roman dont les parties les plus anciennes (chœur et sacristie actuels) remontent au 11e siècle. Elle a été classée en 1943.
Une légende veut qu’elle ait été construite à l’emplacement d’un temple gallo-romain dédié à Minerve.
En 1566, l’église a été gravement endommagée lors des troubles politico-religieux qui secouèrent la région.
Une campagne de restauration et d’agrandissement, sous la direction de l’architecte Constant Sonneville, a lieu entre 1903 et 1905et sera suivie d’une nouvelle restauration en 1921 par Paul Clerbaux, suite aux dégâts occasionnés par les bombardements allemands en octobre / novembre 1918.
Les vitraux de la nef, offerts par des paroissiens, représentent les huit béatitudes au travers de différents saints.
Le presbytère a été reconstruit en 1923 et une école libre fondée en 1902 par les Filles du Saint-Esprit venant de France (Saint-Brieuc). Chassées de France, elles étaient venues s’établir en Belgique, non loin de la frontière, comme de nombreuses autres congrégations religieuses.

Couvent des Passionistes
Les premiers Passionistes, venant d'Italie, arrivent à Ere à la mi-juin 1840. Conduits par le Père Dominique Barberi, qui sera béatifié en 1977, ils viennent s'installer dans un petit château du 18e siècle. Une chapelle provisoire est aménagée à l'intérieur du château. Toutefois, en octobre 1842, les Passionistes obtiennent la permission de bâtir une église en style classique italien très sobre extérieurement mais pouvant être riche en peintures et marbres à l'intérieur.
Le 18 novembre 1845 a lieu la bénédiction de l'église et des deux cloches. Un petit cimetière, réservé aux Pères décédés, est établi à proximité. L'église est reliée au château par une aile de bâtiment construite en 1847. Le couvent prospérera jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Avant ce conflit, le noviciat d'Ere accueillait entre trente et quarante étudiants. La vie des Passionistes est à la fois contemplative et orientée vers l'action missionnaire, sous forme de prédications.
Saint-Paul de la Croix, fondateur de l'ordre et dont l'église possède un tableau, était honoré au Couvent d'Ere. Les mamans venaient, parfois de loin, en pèlerinage avec leurs enfants ayant la coqueluche et s'en retournaient avec de l'eau bénite pour combattre la maladie.
Après 1945, le nombre de Pères présents au Couvent d'Ere diminue peu à peu. Fin 1977, ils ne sont plus que sept. Le dernier Passioniste, le Frère Gabriel, quittera Ere le 3 décembre 1993.
Les bâtiments sont rachetés par une association s'occupant de personnes handicapées. La chapelle reste cependant ouverte à la prière.

Gentilhommière du Chemin Vert
Elle est actuellement subdivisée en plusieurs logements. Elle apparaitrait déjà sur la vue représentant Ere dans les Albums de Croÿ vers 1600.

Ferme du Château
Le château des seigneurs d’Ere s’élevait dans la prairie à droite de la ferme. La première mention connue remonte à 1238 (charte de l’abbaye de Saint-Martin). Le château moyenâgeux est brûlé et détruit en 1478 et sera reconstruit en 1561.
Il a recu au 18e siècle la visite de deux hôtes illustres : John Churchill, duc de Marlborough en 1709 et le Maréchal Maurice de Saxe en 1745, quelques jours avant la bataille de Fontenoy. En 1835, le château, en mauvais état, est complètement démoli.
Les bâtiments de la ferme, jadis entourés d'eau, datent, pour le porche, de 1720, et, pour le reste des 18e et 19e siècles. Ce bâtiment constitue un bel exemple du style tournaisien avec une alternance dans l’utilisation des pierres et des briques pour le pourtour des baies.
Le porche, formant tour pigeonnier, est orné d'un imposant décor en pierre blanche, avec les armoiries de la famille de Thiennes, posé sur des lambrequins sculptés.

Ferme de Longuesault
Située sur les hauteurs, à environ 2 km du centre du village, la ferme de Longuesault, à la haute tour caractéristique, s'aperçoit de loin.
Depuis 900 ans, une importante exploitation agricole occupe ces lieux. C'est en effet en 1103 qu'Odon, premier abbé de Saint-Martin à Tournai, fait construire quatre fermes dont deux au village d'Ere : Longuesault et Wisempierre.
Après la suppression de l'abbaye Saint-Martin sous la Révolution française, la ferme et les terres sont vendues comme bien national.
Une partie des bâtiments actuels date de 1753. La ferme a cependant été largement reconstruite et amplifiée à la fin du 19e siècle.

Le Bois d'Ere
Le bois d'Ere, ancien bois seigneurial, s'étend entre Longuesault et Wisempierre. C'est le point culminant du village (75 m.). Non loin de la lisière sud du bois se dresse un très vieux calvaire, dominant la plaine immense. Naguère, les mamans des environs y venaient en pèlerinage avec leurs enfants tardant à marcher. Souvent ils y effectuaient leurs premiers pas.
Jusqu'au 18e siècle il existe un ermitage dans le bois. L'ermite y instruit la jeunesse des environs. Aujourd'hui on y trouve un château construit en 1855.
Durant la 1 ère Guerre Mondiale, les Allemands installent un terrain d'aviation à proximité du bois ; les pilotes et officiers logent au château.
La nuit du 2 au 3 septembre 1944, une centaine d'Allemands en retraite s'y réfugient. Repérés par l'Armée Secrète, les Allemands sont délogés, après plusieurs heures de combats, par les troupes américaines du lieutenant-colonel Dettmer. C'est le plus important fait d'armes de la région à la Libération.




 

Site de la commune : www.rieudebarges.be


Patrimoine et Actualité de Ere

 

Bibliographie Ere
20 novembre 2015

Liste d'ouvrages à consulter à propos d'Ere
 

BiblioEre

Hameaux
23 novembre 2015

Outre l'agglomération, il existe à Ere plusieurs hameaux
 

Ere.hameaux