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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

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Village du pays de Pévèle : Taintignies



Taintignies (en picard Tinchnie) est aujourd’hui une section de la commune de Rumes (lors de la fusion des communes en 1977, les villages de Taintignies, Rumes et La Glanerie se réunissent pour former l'entité de Rumes). Le village s'étale à 10 km de Tournai, un peu à l'écart de la Chaussée qui relie cette ville à Douai.
Si nous remontons jusqu'en 899 ; Taintignies n'a pas encore vu le jour mais on dénombre de nombreux documents portant le nom de Haldione. Cela pourrait provenir du fait que ces terres se trouvent en grande partie dans la seigneurie d'Haudion. Le nom de Tinteneiae n'apparait vraiment qu'en 1012. Ce n'est qu'au XIe siècle que le nom Tintegnies s'impose cela jusque dans la seconde moitié du XXe siècle pour voir apparaître le nom de Teintignies puis le nom actuel Taintignies. Ce nom provenant probablement d’un certain Tintenius qui y possédait un domaine à l’époque gallo-romaine.
Au Moyen-Age, Taintignies appartient au comté de Flandres. Son territoire se divise en trois grands fiefs :
le grand fief de Florain avec son château, la seconde partie prénommée Taintignies comprend entre autres la seigneurie de Clairmaie et d'Haudion et une troisième partie qui porte également le nom de Taintignies mais qui est située plus au nord-ouest (du côté de Rumes).
Pendant plusieurs siècles, ces fiefs cohabitent et ce n'est qu'en 1661 que le roi Philippe IV les réunit.
En août 1668, la terrible épidémie de peste noire sévit. L'enterrement des pestiférés se déroule la nuit, sans aucune cérémonie religieuse, par des équipes spéciales avec lesquelles il est interdit de communiquer. Des itinéraires spéciaux sont imposés. La seule trace du passé relatant cela se trouve être la voie des morts, qui relie la rue de l’Église à la rue des Chasses.
Sous le règne de Louis XIV, la situation ne fait qu'empirer à cause de guerres désastreuses qui entrainent l'incendie du château, qui fut reconstruit par la suite.
Au XVIIIe siècle, les troupes françaises occupent le territoire et confisquent toutes les grosses propriétés des nobles et du clergé pour ensuite les revendre. Taintignies récupère une grande partie de ses biens acquis pour une petite somme par les cultivateurs du village.

L'industrie apparait (brasseries, briqueterie, moulins à farine, tuilerie) et le village est réputé pour ses maçons. Taintignies s'agrandit de 260 hectares et de quelques âmes en absorbant en 1866 les hameaux de Petit-Rumes et La Digue détachés de Rumes (même si Rumes, la rivale, aura sa revanche en 1977 en absorbant Taintignies !).
Les ouvriers de Taintignies sont en excellentes relations avec les charbonnages du Nord de la France et jouissent d’un statut particulier. Considérés comme étrangers frontaliers, ils sont exemptés de visa de passeport et donc ils peuvent entrer et ressortir librement du pays.
Cependant, la Première Guerre mondiale et la crise économique des années 30 viennent interrompre cette ère de prospérité. On assiste à une hausse du chômage. À partir de ce moment, les ouvriers ne peuvent plus travailler librement en France et entament un exode vers les grands centres urbains de Wallonie.

L’église Saint Amand : La première pierre est posée le 10 février 1890 et la bénédiction solennelle a lieu le 7 septembre 1891 sous le curé Augustin Declercq.
Elle est faite de pierres et de briques de la région ; la hauteur totale du clocher culmine à 43 mètres.
La chaire de vérité, deux confessionnaux, deux prie-Dieu, deux stalles et le chemin de croix sortent de l'école d'ébénisterie de Saint-Luc à Froyennes. Les tableaux muraux qui surplombent les autels des nefs latérales représentent : l'un "la Vierge et l'Enfant" (de style italien), l'autre "Saint-Amand". Ils sont l'œuvre du peintre tournaisien Facon.
A l'entrée, deux plaques de marbre rappellent le souvenir du fondateur de l'église, l'abbé Declercq, et celui de la famille Le Clément de Saint-Marcq, inhumée dans le chœur de l'ancienne église. L'église possède deux cloches remplaçant celles volées par les Allemands le 15 juin 1943.
Le temple protestant : vers 1830 naquit à Taintignies une communauté protestante. Celle-ci a édifié son premier temple en 1869 et le temple actuel en 1909.
La drève des marronniers : Taintignies avait autrefois un cachet tout particulier qui lui valut l'appellation de "plus beau village de la région" grâce à ses nombreuses "drèves" d'ormes et de marronniers.
Le château Crombez : le baron Louis Arnould de Bernard délaisse sa baronnie de Taintegnies et les fiefs en dépendant, qui passent par achat dans la noble maison originaire du Cambrésis des Le Clément de Saint-Marcq le 12 juillet 1722.
Philippe-Hubert-Marie-Joseph Le Clément hérite de la baronnie en 1766. Il obtient par des lettres patentes de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche le titre de baron de Taintegnies. Il est maire du village de 1808 à 1832. Il fait raser le vieux manoir féodal des Bernard et, près de son emplacement transformé en vaste pelouse d'agrément, s'élève la propriété depuis 1856 de la familleCrombez.
Ferme du château : style néoclassique. Belles étables avec voûtes en briques reposant sur des colonnes de pierre bleue.
Ferme de Florent : reconstruction de la fin du XIXe siècle. Ferme qui est également brasserie.
Ferme de l’Estrayelle

 

Patrimoine et Actualité de Taintignies

 

Bibliographie de Taintignies
15 décembre 2017

Liste des ouvrages publiés sur Taintignies
 

BiblioTaintaignies

Eglise de Taintignies
15 décembre 2017

L'église de Taintignies est située au centre du village.