Vous êtes ici: Accueil > Pays de Pévèle > Villages Liens  | Contact  |
    

 

 

 

 

 

Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Wez-Velvain



Situés à une altitude variant de 28 à 33 m, les deux hameaux de Wez et de Velvain s’étendent sur une surface de 582 hectares sur lesquels sont répartis 1 000 habitants (en 2016).
Maintenant regroupés avec huit autres villages au sein de l’entité de Brunehaut, Wez et Velvain étaient associés de manière relativement artificielle. En effet, la carte de Ferraris (1777) montre le hameau de Wez regroupé autour de son château et de son église Saint-Brice, nettement distinct de la paroisse Saint-Piat qui concerne non seulement Velvain mais aussi le village de Guignies qui lui est contigu et ne possède pas d’église.
Le nom de Wez, dérivé du latin Vallis ou du germanique wad signifiant vallée ou vallon, trouverait son origine dans la proximité d’un gué, le son « oué » ayant donné « g » en français.
Quant à l’étymologie de Velvain, faut-il faire référence à fel vain (plaine fertile) ou à la demeure Vellavinus mansus du gaulois Vellavos (« brave ») ?

Au Moyen Age, l’ensemble du terroir était du ressort de la seigneurie de Tournai. Fief d’Anselme d’Aigremont au tournant des XIIIe et XIVe siècles, il passe alors sous la domination de la couronne de France et Philippe V le cède en 1320 à l’évêché de Tournai dont les prélats seront seigneurs de Wez jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Expression de la puissance des seigneurs de Wez, le château fort – dont l’existence est attestée depuis le XIIe siècle – a fait successivement place à plusieurs édifices. Le château actuel, propriété de la famille du Chastel de la Howardries, a été reconstruit en 1950, après les destructions occasionnées par la bataille de l’Escaut. Seules quelques annexes datent du XIXe siècle.

D’abord situé à Velvain, site où s’élève une église paroissiale, le centre du village s’est déplacé à Wez dont l’essor plus rapide avait justifié la construction d’une église près du château.
Au début du XXe siècle, le développement d’industries (tannerie et sucrerie) à Wez a favorisé la démographie du village qui compta jusqu’à 1 300 habitants. Si la tannerie a disparu vers 1950, la sucrerie Couplet est toujours présente bien que son siège principal soit maintenant établi à Fontenoy.

Le village possède encore un certain nombre d’édifices datés appartenant à des exploitations rurales dont certaines sont d’anciennes fermes d’abbaye : la cense de Loo, qui doit son nom à l’abbaye de Loos-lès-Lille et a été convertie en logements(voir photo ci-dessus), la ferme de Neufville, propriété de l'abbaye de Saint-Pierre de Gand dès le Xe siècle.
De nombreuses autres, datées du XVIIIe, voire des XVI-XVIIe siècles sont malheureusement en mauvais état ou en cours de démolition.

Les églises : la dualité du village explique la présence de deux églises sur son territoire. Bâties à la même époque et dans le même style classique (1772 pour Saint-Brice à Wez et 1774 pour Saint-Piat à Velvain), elles remplacent toutes deux des sanctuaires plus anciens. Si la seconde a conservé la pureté de son style originel, la première a été, en 1938, l’objet d’extensions qui ont altéré l’élégance de l’édifice primitif.

La communauté Saint-Charles : Wez-Velvain est le lieu, au 37 de la rue du Chauchoir, de la maison mère d’une congrégation religieuse, celle des Sœurs de saint Charles Borromée. Elle fut fondée en 1684 par le curé de Wez, Adrien Bresy, pour l’éducation des enfants pauvres de sa paroisse. De nos jours, l’établissement abrite un hôpital psychiatrique, une école primaire et le couvent dont l’église est richement décorée.

 

Patrimoine et Actualité de Wez-Velvain

 

chapelle
29 janvier 2017

Chapelle de style restauration dans le pignon de la ferme située à l’angle des rues de Neufville et du Meunier. Le bâtiment date de la première moitié du XIXe siècle mais est vraisemblablement situé sur le domaine de Neufville, cité depuis le Xe siècle.
 

Cle d'arc
29 janvier 2017

Clé d'arc du portail de la ferme 18 rue de Chaurette, gravé d’une herse et des initiales NDR. Le délitement de la pierre ne permet pas de lire clairement la date : 1536 ou 1636.