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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Sars-et-Rosières


Sars-et-Rosières compte environ 500 habitants et fait partie de la Communauté de Communes Rurales de la Vallée de la Scarpe et du Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut
Située à une altitude variant entre 16 et 21 m, la comune couvre une superficie de 2,6 km2.

Sars-et-Rosières n’ont une existence communale que depuis la Révolution française, deux hameaux de Brillon ayant été, en 1792, érigés en une seule entité.
Sars tient son nom d’essart, du latin sartum, désignant une terre défrichée. Rosières a un nom d’origine qui atteste la présence de roseaux, donc de région humide, marécageuse. Sart a fait partie de la Terre de Saint-Amand au même titre que Brillon, alors que Rosières a eu une existence séparée, dit Camp Hermant, formant un fief connu depuis le XIIIe siècle. Il a appartenu à la famille de Landas, puis est passé aux du Quesnoy qui le gardent jusqu’en 1771. Le centre du village s’est constitué sur le hameau de Sars, avec un habitat dispersé, très différent d’aspect de Brillon, situé au sud. Aujourd’hui, vers le nord-est, passent la route Orchies-Marchiennes (D953) et l’autoroute A23 reliant Lille à Valenciennes et Reims.

Il ne sera possible de doter la commune des édifices nécessaires à son existence que sous le Second Empire. Le village offre un remarquable et intéressant ensemble de bâtiments dus à l’architecte Louis Dutouquet (1821-1903). Une de ses premières œuvres est l’ancienne école des filles, élevée en 1849, élégant bâtiment aujourd’hui maison d’habitation. Il donne les plans d’un ensemble paroissial, comprenant l’église, le presbytère et le cimetière, en 1852.

L’église dédiée à l’Immaculée Conception est un bon pastiche néogothique élevé en brique avec éléments architecturaux en pierre blanche, précédé d’une tour surmontée d’une flèche, elle-même cantonnée de quatre clochetons, silhouette rappelant de nombreux exemples régionaux construits entre le XVe et le XVIIIe siècle.
C’est aussi un édifice innovant puisque les colonnes intérieures sont en fonte. Cet emploi précède celui fait par Boileau pour l’église saint Eugène à Paris en 1854. La construction sera ralentie par des différents entre l’architecte et les autorités locales, en particulier le curé, dont l’architecte se plaindra amèrement. Elle ne sera achevée qu’en 1859. Elle a été heureusement restaurée extérieurement en 1995 et intérieurement en 1999. C’est, avec l’église de Bouvines, un des meilleurs exemples du style, si prisé à l’époque, pour la Pévèle. Dutouquet utilisera les mêmes plans pour deux autres églises.

Le presbytère est une maison de notable de bonne qualité, édifié en 1855 et un mur enclos l’ensemble. Signalons que le vocable de cette église coïncide avec la proclamation du dogme de l’Immaculée conception de Marie le 8 décembre 1854, entérinant une dévotion répandue depuis le Moyen Âge.

En 1853, pour répondre à un vœu de Sophie Lubrez, il construit une chapelle dédiée à la Vierge.
En 1870 est construite une autre chapelle
En 1859 l’architecte donne les plans de la mairie qui comprenait aussi l’école des garçons.

Plusieurs fermes du village on un plan en U caractéristique.

Le château du Loire, qui se trouve au hameau de Rosières, est un édifice particulièrement rare en nos régions. Son nom vient du leurre, utilisé en fauconnerie. C’est en l’honneur de cet art de la chasse que Louis du Quesnoy a fait construire cette forteresse en 1404 (ou 1402 selon les transcriptions du texte dédicatoire) pour l’amour et l’honneur de la fauconnerie.
C’est un donjon carré cantonné de quatre tourelles circulaires aux angles, en brique, entouré de douves, accompagné de communs ayant formé une basse-cour avec pigeonnier et bâtiments de ferme. Le bâtisseur est tué lors de la bataille d’Azincourt en 1415 et ses descendants conservent le domaine jusqu’en 1771. En 1885, alors qu’il est devenu la propriété d’Henri Duthoit, celui-ci entreprend des restaurations jugées abusives bien qu’on prétende qu’il ait demandé conseil à Viollet le Duc. Après la grande guerre qui le verra occupé par des prisonniers russes, lors d’un nettoyage général, un feu de cheminée embrase tout le bâtiment en 1921, ne laissant que les murs. Il est laissé en l’état depuis lors. Une remarquable étude archéologique a été menée par l’architecte du patrimoine François Bisman sur cet édifice inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 21 novembre 1969. Voici ce qu’en dit le visiteur des paroisses à la fin du XVIIe siècle :
Le plus beau lieu de cette paroisse (alors Brillon) est le château de Loire, non loing du grand chemin de Saint Amand à Orchies. Il apertient à monsieur le baron du même nom qui réside ordinairement à Douay où il est grand lieutenant de la gouvernance. C’est un ancien corps de logis fort ramassé et épaulé de quatre tours rondes qui font une bonne partie de l’édifice. La basse-cour est une bonne ferme.

 

Patrimoine et Actualité de Sars-et-Rosières

 

Sars-et-Rosières
janvier 2012

Vue aérienne du village. Photo prise par notre adhérente Yvette Dessaint.
 

Bibliographie Sars-et-Rosières
27 juillet 2011

Liste des ouvrages parus sur Sars-et-Rosières
 

BiblioSarsetRosières