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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Warlaing


Warlaing (altitude moyenne de 18 m et superficie de 3,9 km2) compte environ 580 habitants.
La commune fait partie de la Communauté de communes du Cœur d’Ostrevent et du Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut

Située entre Saint-Amand et Marchiennes, cette commune a son histoire liée aux grandes abbayes élevées à l’époque mérovingienne dans ces deux lieux placés sur la rive gauche de la Scarpe. La finale aing se trouve aussi à Lallaing, Hornaing, entre autres. C’est une des formes du latin inus, très présent dans les noms de lieux, et qui veut dire le domaine de, ou la demeure de. Le préfixe War ou même Warl est également très répandu, d’origine germanique, et correspondant au nom d’une personne. Il est également envisageable de rattacher la finale au ing germanique. Rien n’est plus hasardeux que la traduction de ces noms de toponymes !

Le site est sujet aux débordements de la rivière qui s’étale largement dans les marais avoisinants. Un passage de l’histoire polyptyque de l’abbaye de Marchiennes, écrite en 1116/1121 nous apprend qu’il y avait aussi le petit domaine de Warlaing…que, d’après ce que l’on raconte, une abbesse peu prudente donna de façon irréfléchie à un guerrier de sa famille… L’endroit maintenant abandonné est inhabité et désert. Si les habitants revenaient y vivre, ils seraient, comme jadis, paroissiens de l’église d’Hamage pour les vivants et les morts… Ce témoignage intéressant stipule aussi que la justice est exercée par le prévôt de l’abbaye de Marchiennes (texte traduit du 23ème chapitre, en latin, par Monsieur Bernard Delmaire, professeur honoraire de Lille III).
Il y a aussi le hameau d’Alnes, également dans la dépendance de la même abbaye puis du prieuré d’Hamage. En fin du VIIe siècle, Alnes appartient à Eusébie, fille de sainte Rictrude, fondatrice de ce monastère. Ce hameau revient à ce dernier en fin du XIe siècle. En 1836, il est réuni à Warlaing. Son nom est issu des aulnes, ou aunes, arbres voisins du saule et croissant dans les lieux humides. (d’où aulnoy, aulnay, etc.). Cette réunification a d’abord fait appeler l’ensemble Alnes jusqu’en 1885, date à laquelle le village prend le nom de Warlaing.

Warlaing est entre les mains de la famille de Landas jusqu’en 1629, étant citée dès le XIe siècle. Par succession, le domaine passe aux de Haynin (ou Hennin), puis aux Nedonchel.
Il y a deux châteaux importants ici. En premier l’énorme forteresse implantée sur des mottes en bordure de la Scarpe, représenté plusieurs fois sur les célèbres Albums de Croÿ et sur de nombreux plans anciens (cf. note adjointe). Ce château fait partie d’une suite de lieux de défense le long de la rivière, avec Râches, Lallaing, le Locron. Le second s’appelle château de Buverlot et existait encore en 1835 lors d’une vente aux sieurs Bernard. Il comprenait alors un logis, une basse-cour, des jardins et des prairies. Les seigneurs de Warlaing possédaient le droit de vinage (taxe sur les transports fluviaux et routiers) entre la borne de Germigny (à la sortie de Lallaing) et la borne au pont (Hasnon). Ce droit, régulièrement contesté, a été l’objet de nombreux conflits, notamment avec Douai.

Au nord du village passe le Décours, creusé pour assainir la région et envoyer les eaux à la Scarpe. Celle-ci a été canalisée au XIXe siècle et une importante écluse se trouve à Warlaing.
Les environs de ce village ont été cultivés de chanvre au début du XIXe siècle.

Warlaing n’a été paroisse qu’au XVIIIe siècle, avec cependant la présence d’une chapelle.

L’église actuelle a été construite sur les plans de Charles Leroy (1816-1879). Les premiers projets datent de 1849. L’édifice est construit en 1852 et achevé en 1854. On reconnaît l’œuvre de cet architecte avec les formes néogothiques dont il est le promoteur dans la région de Lille, et notamment le fin clocher avec une flèche cantonnée de quatre clochetons que l’on peut voir aussi à Avelin, Auchy, Fives, Croix, etc. L’intérieur surprend par l’emploi de voûtes en brique, bâties comme au XVIIIe siècle, en coupoles sur doubleaux. Cet édifice est en restauration durant ces années 2010-2011. Lors de l’examen des plans par la Commission des Edifices religieux, le projet a été critiqué, le rapporteur disant qu’une église de campagne ne doit pas être une réduction proportionnelle d’une église de ville.

Quelques maisons de qualité, de nombreux arbres et prairies font de Warlaing un site verdoyant et agréable.
Une rare chapelle en forme de borne, proche de celles de l’Avesnois, en pierre blanche, dont la niche renferme un crucifix (XVIIIe siècle).
Grande maison datant du milieu du XIXe siècle, comprenant un logis enduit et peint en blanc sous un grand toit en pavillon. La cour d’entrée est précédée d’une grille entre deux locaux, cubiques, en brique, aux façades ornées d’arcatures, avec une toiture pyramidale. Les vantaux de la grille sont soutenus par deux pilastres en pierre, encore dans le style du XVIIIe siècle. Ce fut la maison d’industriels ayant fait fortune au Brésil (appelés ici les Brésiliens) puis le presbytère, et enfin, depuis 1985, la mairie.


 

Patrimoine et Actualité de Warlaing

 

Château de Warlaing
15 décembre 2011

L'histoire du château de Warlaing
 

Warlaing.château

Bibliographie Warlaing
15 décembre 2011

Liste des articles et ouvrages parus sur Warlaing
 

Biblio.Warlaing