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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Ennevelin


Ennevelin compte environ 2200 habitants et fait partie de la Communauté de Communes Pévèle Carembault.
Située à une altitude de 30 m en moyenne (de 29 m à la Verte Rue à 32 m à la Broye), la commune couvre une superficie de 9,92 km2.

Ennevelin se trouve sur le cours de la Marque, qui forme la limite naturelle entre le Mélantois et la Pévèle. . Au cours du XVIIIe siècle et au suivant, le cours de la rivière a été rectifié et aménagé afin d’en améliorer le débit qui reste capricieux. Les marais servent d’exutoire aux inondations et sont en cours de réaménagement ; une partie de ce marais a été converti en étang de pêche.
Le territoire est à la fois sur les deux anciens quartiers de la Châtellenie de Lille, avec des paysages diversifiés selon l’un ou l’autre : au premier appartiennent de vastes étendues rurales, au second, des arbres et des marais.
La fosse de la Broye, à l’ouest du village, vers Avelin (en bordure de la D 128), est une dépression presque circulaire entourée d’arbres. Il s’agit d’un emplacement de four à chaux semi enterré et que la statistique du département du Nord par Christophe Dieudonné en 1804 dit avoir encore été en usage à la veille de la Révolution. Le lieu-dit Chaufour, à proximité confirme cet usage. Mais le géologue Alain Villain pense que ce lieu énigmatique pourrait être, comme la Mer de Flines, un impact de météorite (cf. Pays de Pévèle n° 61 p. 43-44).

Le nom d’Ennevelin est cité pour la première fois en 1106 lors de la donation de l’autel de l’église à l’abbaye de Saint-Quentin en L’Isle, alors écrit Aneueli. L’évolution de ce nom l’a parfois assimilé à Annoeullin (entre Seclin et Carvin), et à part la finale in (inus) très courante dans la région, il est encore l’objet de suppositions. Dans son Histoire de Tournay parue en 1620, Jean Cousin raconte que les gens d’Ennevelin ont accompagné saint Piat, à cheval, de chez eux à Seclin où il est mort après avoir été martyrisé à Tournai en 287 de notre ère.

Le territoire a été fortement divisé dès l’époque féodale, en seigneuries, fiefs et autres possessions. La plus importante seigneurie, outre celle du seigneur du lieu, est Aigremont. Au XVIIIe siècle, il n’y a pas moins de cinq châteaux sur cette commune. Il n’en reste malheureusement rien que des traces encore bien lisibles dans les plans et cadastres. De très importantes fermes parsèment le site, dont La Bosse (ou la Bosch), Saint Vaast, le Maresquel, Hélin (voir photo ci-dessus), etc. Cette dernière ainsi que la Cense des Cigognes, ont été converties en lieux de réception et d’hôtellerie. De nombreux lotissements, récents, ont fortement augmenté les constructions locales, anéantissant une partie des anciennes terres rurales.

L’église Saint-Quentin est une exceptionnelle église halle (hallekerque)* qui a subi, comme le village, de nombreux avatars à cause des guerres trop fréquentes dans le secteur. Rebâtie en 1442, elle brûle en 1641 lors de la guerre de Trente Ans. Sa restauration totale ne sera achevée qu’en 1741. Réaménagée dans la première partie du XIXe siècle, dont le chœur par Charles Leroy en 1852, elle est entièrement reprise intérieurement de 1972 à 1978 sous la direction d’Alain Plateaux. Les charpentes, mutilées, sont restaurées, dont celles de la nef et du chœur, superbe ouvrage de 1668. Un beau mobilier orne cette très vaste église dont l’extérieur a été ravalé et repris de 1997 à 1999, travaux engagés par la Municipalité de monsieur Daniel Devendeville (+ 2004) sous la direction de l’architecte Pessé. Cette très belle église offre une vue superbe sur ses divers volumes depuis le chevet. (* il n’y a que trois églises de ce type en Pévèle, Bersée, Mons-en-Pévèle, Ennevelin).

La Ferme d’Aigremont est un vestige imposant du domaine seigneurial ayant appartenu à la famille du même nom dès avant le XIIe siècle. Ces seigneurs possèdaient aussi Canchomprez et Vertain à Templeuve ! Au XVe siècle, le domaine passe aux Grantraing, puis, au XVIe siècle, aux Thieulaine et aux Nander Eechoute, puis en 1648 aux Hailly (ou Ailly), Lillois qui ajoutent à leur patronyme celui de cette seigneurie (un bel hôtel rue de Roubaix à Lille porte leur nom). Il possèdent ici un magnifique château (brûlé en 1794), avec une chapelle fondée en 1574, dédiée à saint Nicaise, un parc immense dessiné à la française et dont il existe encore quelques allées, les drèves en patte d’oie, et la ferme. Celle-ci, entourée de douves profondes, s’ouvre sur la cour carrée par une tour pigeonnier datée de 1685. A proximité se trouvait, en limite de Pont-à-Marcq, le château de Biscopp, jadis entouré d’un beau parc, et détruit peu après la guerre de 1914. Les douves du château seigneurial d’Ennevelin se perçoivent encore près de la place et depuis la rue de la Reine (déformation du nom d’Herrines, ancienne seigneurie).

Le Château Blanc, bâti sur la rive de la Marque, près de la Verte-Rue, date de 1821.

La Ferme de la Bosse est un remarquable ensemble placé en bout d’une longue drève, près de la Marque, dont les bâtiments ont été reconstruits au XIXe siècle et ont beaucoup de caractère.

 

Site de la commune : www.ville-ennevelin.fr


Patrimoine et Actualité de Ennevelin

 

Bibliographie Ennevelin
14 février 2011

Liste des ouvrages parus sur Ennevelin.
 

Bibliographie Ennevelin