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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Thumeries


Thumeries est une commune d’environ 3900 habitants et couvre un territoire de 7,03 Km2, à une altitude de 44 à 68 m. Elle fait partie de la Communauté de communes Pévèle Carembault.

Entre la forêt de Phalempin et les bois de l’Offlarde, la cité a connu une renommée mondiale aux XIXe et XXe siècles par son industrie sucrière.
Avant la Révolution française de 1789, c’est une possession du chapitre de la collégiale Saint-Piat de Seclin. Le village, l’autel, la justice, le terrage et les autres revenus lui ont été attribués au XIIe siècle et le pape Clément III confirme la donation en 1187. Par contre, les bois, les hameaux du grand et du petit Bellincamp restent en la possession du châtelain de Lille en son domaine du Plouich à Phalempin. Le Grand Bellincamp comprend alors un manoir et 14 bonniers de terres auxquels s’ajoutent 15 bonniers de bois. Le petit Bellincamp, qui est voisin du précédent, se compose d’un manoir et de 4 bonniers. Les possesseurs sont, entre autres, la famille Vrete au XIVe siècle, celle de Guignies et de Raisse au XVIe siècle.
Un autre site est le Thélut qui s’étend aussi sur Mons-en-Pévèle, tenu de la seigneurie de Grimaretz à Esquermes (Lille), avec 31 bonniers de terre.
Près du bois des Cinq Tailles, à la limite de Mons-en-Pévèle, se voit encore une motte féodale nommée la Ténarderi dont le fief dépendait du châtelain de Lille. Avant la Révolution, le village vivait d’une industrie spécialisée dans les tuiles, comme Ostricourt, grâce à la nature argileuse du sous-sol et à la présence de sablières.
Sous l’Empire, le Blocus Continental décrété par Napoléon permet le développement de la culture de la betterave sucrière en cette région. A Thumeries, les frères Joseph (1772-1827) et Alexandre (1774-1840) Coget seront les premiers sucriers et seront suivis par Joseph (1806-1886), Henriette (1807-1842) Henri (1818-1898), frères et sœur. En 1834, le mariage d’Henriette avec Antoine-Ferdinand-Joseph Béghin ouvre la prodigieuse saga de cette firme (voir ci-dessous) qui s’achève en 1990.

Le château blanc : situé au centre du village, il aurait été bâti au XVIe siècle et a eu comme possesseur les de la Hamaide, les d’Esclaibes et les Carondelet. Le bâtiment encore existant a été remanié à plusieurs reprises à une époque récente et c’est la couleur qui recouvre les briques qui lui a donné son nom (voir photo ci-dessus).

Eglise Saint-André : on n’en connaît pas grand-chose avant sa reconstruction totale en 1839. Comme le village, elle est brûlée lors des guerres de Louis XI contre Charles le Téméraire en 1477-1478. Visible sur la gouache des Albums de Croÿ en 1603, elle ne peut être cependant décrite avec précision.
Des rapports de visites des doyens de chrétienté envoyés par l’évêque de Tournai on sait qu’elle est souvent en piteux état, notamment aux XVII et XVIIIe siècles. L’église néoclassique de 1839 est fortement transformée en 1939 pour devenir ce que nous connaissons. Elle renferme le groupe sculpté le plus important qui orne une église en France. (voir ci-dessous).

Le sport : sous l’influence de M.Fassiaux, instituteur, et de M. Gervais Legrand, directeur d’école, est créée en 1913 une Société de sport nommée l’Avant-Garde. A peine créée, elle est interrompue par la Grande guerre et ne renaît qu’en 1919. Elle comprend alors une section de foot, une de basket, une de gymnastique. La famille Béghin, comme les Prouvost à Roubaix et Wattrelos, et d’autres Mécènes du temps, s’intéressent de très près au développement de l’Avant-Garde. Grâce à elle, une salle de sport est construite en 1924, un grand stade est établi en 1934 avec un terrain de foot, en 1935 est édifiée une piscine. La seconde guerre mondiale interrompt les activités qui reprennent sitôt la paix revenue, en 1945. Une section cycliste est créée en 1985. Thumeries se fera une place enviable lors des compétitions sportives régionales et nationales.
Parallèlement, la famille Béghin s’est dotée d’un terrain de golf de 9 trous sur l’étendue de ses propriétés proches de leurs prestigieuses demeures, notamment au Bellincamps. Créé en 1932 par Joseph et Henri Béghin, ce golf est dessiné par l’architecte paysagiste anglais, Percy Boomer. La présidence du club étant passée à Pierre Malle, celui-ci, en 1970, ouvre plus largement le golf familial aux amis, aux invités. Puis ce golf deviendra indépendant et va passer de 9 à 18 trous entre 1988 et 1990 et le terrain sera totalement remanié par l’architecte Jean-Manuel Rossi. S’étendant partiellement sur le territoire de Moncheaux, il a pris un beau développement, et s’appelle aujourd’hui l’Association sportive du golf de Thumeries.

La réserve ornithologique des Cinq Tailles : c’est dans le bois du même nom que la Société Béghin a installé fin 1970 un premier bassin de décantation des eaux provenant des usines de Thumeries. Un second sera mis en place en 1990. Abandonnés lors de la fermeture des activités industrielles du groupe Béghin-Say, l’ensemble du secteur est acheté par le Conseil Général du Nord en 2001 et le fait classer sous le label Natura en 2001. L’aménagement du site s’achève en 2005 pour les 70 ha boisés et les 35 ha d’étendues d’eau. C’est un site exceptionnel où peuvent s’observer au moins 220 espèces d’oiseaux.


 

Patrimoine et Actualité de Thumeries

 

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La saga de l'industrie sucrière à Thumeries : Béghyn-Say
 

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Bibliographie Thumeries
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