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Société Historique du Pays de Pévèle

3, rue Neuve - F59242 Templeuve

Tel : +333.20.34.98.52

Village du pays de Pévèle : Avelin


Situé aux confins de la Pévèle et du Mélantois, Avelin fait partie de la Communauté de Communes de Pévèle Carembault, compte environ 2560 habitants répartis sur une superficie de 13, 76 km2.
Son territoire s’est augmenté des hameaux d’Ennetières, important, et d’Antreulles, jadis commune indépendante et la plus petite de la région.

Longtemps, Avelin a été considéré comme étant en Mélantois. L’abbé Albert Roussel, ayant de fortes connaissances scientifiques, a fait remarquer, en 1981, que le sol de la commune change aux abords du cimetière actuel. Des sondages, des travaux, des forages, avaient permis de se rendre compte qu’Ennetières et le hameau d’Has sont sur le dôme crayeux du Mélantois, tandis que le bourg lui-même et Antreuilles sont sur l’argile et donc en Pévèle. Il en fit part à la SHPP qui s’est fait un plaisir d’incorporer la commune à la carte du Pays. La CCPP a fait de même (l’abbé Albert Roussel a été curé d’Avelin de 1964 à 1992).
Des fouilles archéologiques en 1999, puis en 2010, vont compléter des découvertes fortuites faites dès 1973. Le passé d’Avelin plonge ainsi du début de la Tène (Ve siècle avjc) aux Gallo-Romains, aux Carolingiens. Les vestiges sont aussi bien en Pévèle qu’en Mélantois.
Un Girard d’Avelin est cité parmi les membres de la Cour de Guillaume le Conquérant et de son épouse, Mathilde de Flandre. Celle-ci, fille de Baudouin V, comte de Flandre, a épousé le fameux conquérant de l’Angleterre en 1054, elle en devient la reine en 1066. On lui attribue la fameuse tapisserie qui se trouve à Bayeux et qui raconte les faits d’armes de son mari. Lequel établit en 1086 un document administratif qui recense tous ses domaines d’Angleterre, à des fins fiscales probablement. Et Girard est mentionné dans ce Domesday Book.
La seigneurie d’Avelin est d’abord l’apanage de cette famille d’Avelin aux XIIe et XIIIe siècles. Un autre Gérard est aux côtés de Ferrand de Portugal, comte de Flandre, lors de la bataille de Bouvines en 1214. Il est fait prisonnier. Au XIVe siècle, ce sont les membres de la famille de Barbançon qui possèdent la terre et ses fiefs. Ils sont membres de la Cour des ducs de Bourgogne à Lille et deviennent puissants et riches.
Le 5 avril 1535 la seigneurie est vendue aux de Courteville qui ne la garde pas très longtemps. Ils la vendent aux Sainte-Aldegonde, célèbres dans la région, et qui vont la garder jusqu’au XVIIe siècle. En 1661, elle est vendue aux Hangouart que l’on trouve à Avelin jusqu’en 1825. François d’Hangouart ayant émigré, ses biens sont vendus comme biens nationaux et la troupe va détériorer gravement le château au point qu’il est devenu une ruine. François rachète ses biens en 1808 et meurt en 1825. Sa petite nièce qui hérite de ses biens est Caroline Petitpas de Walle qui épouse son cousin, Charles Malet de Coupigny. Bien qu’ils y fassent bâtir un nouveau château, ils cèdent le domaine aux De Rotours, venus de Normandie. Ceux-ci vont diriger Avelin et la région jusqu’au milieu du XXe siècle.

Est-ce la proximité de Lille, les communications aisées entre Seclin, Lille, Orchies, qui vont amener à Avelin de nombreux nobles qui y posséderont des terres et des châteaux ? Outre le château seigneurial, il y a eu en cette commune les châteaux d’Antreuilles, Avril, du Roseau et Beaufait (écrit aussi Bauffé ou Beaufez).
De nombreuses fermes assurent à la commune une forte activité rurale. Quelques industries se sont implantées au XIXe siècle avant de disparaître peu à peu en fin du XXe. Une zone d’activité a été créée sur le site des Marlières, diverses entreprises s’y sont développées, non loin de l’importante maison Doublet qui travaille et rayonne sur de nombreux pays.

Eglise Saint-Quentin
En 1100, l’évêque de Tournai, Baudry, donne l’autel d’Avelin au chapitre de sa cathédrale. Cette donation, qui donne autorité sur la nomination du curé et la perception des dîmes, est confirmée une première fois par le pape Pascal II en 1108 et une seconde fois par Clément III en 1190. Il y a donc une église en ce lieu antérieure à ce transfert de l’autorité canonique et qui pourrait être située entre l’époque carolingienne et le XIe siècle. Plusieurs fois agrandie, transformée, au milieu du XIXe siècle elle comporte une nef et des bas-côtés du XVe siècle (deux colonnes ont été conservées dans le parc des Rotours), deux chapelles formant faux transept et un chœur rebâti au XVIIIe siècle. Un clocher est à la jonction du chœur et de la nef, avec une base en pierre et une flèche élevée en chêne recouverte d’ardoises.
Jugée vétuste, trop petite et indigne de la commune, elle est reconstruite de 1856 à 1858 sous la direction de l’architecte lillois Charles Leroy qui édifie ici ce qu’il a l’habitude de proposer aux communes, un édifice de prestige, gothique et bon marché (cf. les églises de Lesquin, Vendeville, Croix, Fives, Warlaing, etc.). La première pierre a été posée le 27 avril 1856 et la construction doit beaucoup au mécénat de la famille des Rotours. L’intérieur a été meublé par la suite en néo-gothique avec quelques réemplois de meubles issus de l’ancienne église. De très beaux vitraux ont garni les fenêtres, dus au verrier lillois Charles Gaudelet sur des cartons dessinés par le peintre Bruno Chérier. Il n’en reste que des fragments dans les grandes baies de l’abside (1858).
On verra avec intérêt à l’intérieur les 12 toiles de Victor Duyver (1859-1939) représentant la vie de saint Quentin. Ce sont de très bonnes œuvres de facture classique, dont l’une a été présentée au Salon à Paris en 1894 et a remporté un prix. Ces tableaux en demi-cercle sont placés au-dessus des arcades de la nef. Deux sculptures par Edgard Boutry, lillois, grand-prix de Rome et auteur de très nombreuses œuvres en son temps, sont aussi remarquables : une pietà en marbre blanc et un Christ, de même, placé sur la tombe de la famille des Rotours dans le bas-côté gauche.
Le Tournebride
C’était une sorte de relais de poste, un cabaret, dont l’immeuble existe encore à proximité de l’église. C’est une belle maison à seul rez-de-chaussée sous un grand toit à brisis dans lequel s’ouvrent des lucarnes. Elle date du XVIIIe siècle et a la chance d’être parfaitement entretenue. Ce lieu est célèbre par sa servante, Madeleine Caulier (Caullier à l’époque) née à Avelin en 1680. Lors du siège de Lille pendant la guerre de la succession d’Espagne en 1708, elle entend les discussions engagées avec les ducs de Bourgogne et de Vendôme et Michel Chamillard, envoyé par Louis XIV, secrétaire d’Etat à la Guerre, successeur de Louvois. Ils doivent décider de la stratégie à suivre pour regagner Lille. Elle se propose d’aller jusque là en traversant les lignes ennemies pour porter un message à Boufflers, Commandant la place de Lille. Elle réussit, non sans péripéties, sa mission et elle obtient la permission d’entrer dans les armées du roi comme dragon des régiments du maréchal de Villars sans révéler son sexe. Le 24 juillet 1712, lors de la bataille de Denain remportée par Villars sur les Austro-Hollandais, elle est tuée en combattant courageusement. Devenue une héroïne, elle a donné son nom à une place et à une station du métro de Lille.
La Maison Sterckeman
C’est une construction expérimentale, conçue par les architectes et ingénieurs Christian Sterckeman et Paul Chemetov vers 1960. Cette maison s’inspire de la structure des caravanes dont les premiers modèles ont été créés à Seclin. Les promoteurs voulaient construire des maisons bon marché, pouvant s’implanter n’importe où, facilement. A partir de matériaux industriels bruts, ils conçoivent un bâtiment à un seul niveau surélevé, avec un noyau central regroupant les services. Une trame de 0,90 x 0,90 m. sert de positionnement des cloisons, ce qui permet de rendre les espaces modulables. Cette maison unique en son genre fait partie des recherches entreprises à l’époque sur l’habitat bon marché et facile à bâtir. Des prototypes de ce genre ont été également conçus par l’architecte Jean Prouvé à Tourcoing, pour le CIL. Située sur un terrain formant jardin, la maison Sterckeman se trouve rue d’Attiches et a été inscrite comme monument historique le 5 juillet 2001 avec sa parcelle de base.
Avelin a un riche patrimoine immobilier, consistant en de nombreuses fermes dont, certaines furent des fermes seigneuriales (Roseau, Avril, Anneaux, etc.) des maisons de toutes époques et de nombreuses chapelles votives.

 

Patrimoine et Actualité de Avelin

 

Le château des Rotours
9 mai 2014

Le château d'Avelin a connu de nombreux propriétaires et de nombreuses reconstructions.
 

Avelin.desRotours

Les hameaux d'Avelin
9 mai 2014

La commune d'Avelin a intégré des hameaux au fil de l'Histoire.
 

Avelin.Hameaux

Bibliographie d'Avelin
9 mai 2014

Liste des ouvrages parus sur Avelin.
 

BiblioAvelin